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Quel artisanat traditionnel au Vietnam

L’artisanat vietnamien est un mélange entre la finesse de l’artisanat traditionnel et l’originalité de l’artisanat ethnique. La diversité est au service de l’art dans ce pays au plus de cinquante ethnies minoritaires.

L'artisanat traditionnel

My Terra | Chapeaux coniques artisanat traditionnel

L’artisanat traditionnel du Viêtnam est associé aux villages d’artisans. L’artisanat n’est pas seulement une part de l’économie locale, il reflète les traditions et la culture du pays, surtout dans les zones rurales. 

Les anciens Viêts vivaient principalement de la culture du riz. Pendant les saisons entre les récoltes, les agriculteurs créaient des outils en bambou, en rotin et en acier. Au fil du temps, l’artisanat s’est étendu des foyers aux ateliers. Tous les villages commencèrent la poterie, le tissage de tapis, le tissage de la soie, la sculpture sur bois ou encore le travail du bronze.  

Hanoï, la capitale vietnamienne, a une histoire de milliers d’années dans l’artisanat de rue. La ville comprend 36 rues dont le nom commence par “hang” qui signifie “artisanat”. D’anciens artisans issus de zones rurales ont formé ces quartiers spécialisés lors de leur arrivée à Hanoï. Aujourd’hui encore, de nombreuses rues perpétuent l’artisanat traditionnel, telles que Hang Bac, la rue de l’argent ou Hang Dong, la rue du bronze. Tandis que d’autres ont gardé leur ancien nom sans pour autant perpétuer l’artisanat y étant associé.

Chaque village d’artisans à son propre savoir-faire, qui est transmis de génération en génération. Il y a des villages spécialisés dans la fabrication de laque, de poterie, de broderie, de tissage de bambou et de rotin, etc. Ces villages ont des histoires et une culture importantes. Beaucoup d’entre eux sont devenus des destinations touristiques qui attirent de plus en plus de visiteurs chaque année.

Le Viêtnam compte aujourd’hui 4.500 villages d’artisans qui emploient 12 millions de personnes et créent des travails saisonniers pour les agriculteurs. L’export de l’artisanat représente plus d’un milliard de dollars US annuellement. Ces villages génèrent une économie bénéficiaire tout en aidant à préserver l’héritage de l’histoire et de la culture vietnamienne. 

My Terra | Artisanat Vietnam fabrication lanterne


Le Viêtnam est reconnu dans le monde entier pour sa variété de produits artisanaux reflétant le talent et la dextérité des artisans. La commercialisation des produits fait main est une grande source de revenu pour les populations rurales. Le pays déploie graduellement ses gammes de produits sur le marché international de l’artisanat. Les deltas de la rivière rouge et du Mékong sont entourés de villages d’artisans, qui abondent de matériaux naturels (bambou, rotin, osier). Cette région est ainsi réputée comme étant le fournisseur principal de ressources dans l’artisanat global du pays. Cette industrie a procuré du travail à des millions d’artisans au fil des ans, élevant ainsi leur niveau de vie tout en conservant les savoir-faire du pays.

Les produits d’artisanat du Viêtnam sont souvent confondus avec ceux des autres pays asiatiques comme la Corée, la Chine et le Japon. Les œuvres typiquement vietnamiennes possèdent pourtant une petite touche qui les différencie. Celle-ci peut être au niveau de la matière première utilisée, des couleurs ou des techniques adoptées, qui sont ancestrales. En matière de textile par exemple, l’artisanat vietnamien est reconnaissable à ses brocarts, broderies et soies riches en couleurs et motifs traditionnels. Les artisans locaux ont aussi les mains bien exercées en art céramique et du métal, en sculpture et en poterie. De même que dans la confection de lanternes en soie, d’objets de décoration en rotin et en bambou, de papiers et de laque.

“De la finesse de l'artisanat traditionnel à l'originalité de l'artisanat ethnique, tout un monde à découvrir”

Quelques exemples typiques d'artisanat

Le textile traditionnel de Lung Noi (minorité ethnique : Tay)

L’ingrédient principal du tissage de brocart est le coton teint à l’indigo et la soie teinte. Spécifiquement, il y a six couleurs utilisées sur les brocarts Tay : bleu, rouge, jaune, violet, blanc et noir. À partir de ces couleurs, les tisseurs concoctent des couleurs fortes et brillantes en fonction des idées qu’ils ont pour leurs produits.   

Le village de tisserands de Lung Noi, dans la commune de Phu Ngoc du district de Ha Quang est un héritage culturel du Nord Est. Les brocarts sont des tissages et coutures typiques des Tay. Les produits Tay sont réputés pour leurs motifs traditionnels colorés. Les motifs généralement représentés sont des fleurs et des animaux, qui sont présents dans la vie quotidienne de la région, mixés à des éléments de nature (nuages, montagnes et rivières). Ces détails rendent les brocarts des Tay de cette région différents et reconnaissables de ceux réalisés par les Tay d’une autre région.

Les objets en bambou

Les habitants de Xuan Lai, de la province de Gia Binh, sont fiers de leurs créations en bambou. Ils créent des ustensiles utilisés dans la vie courante, ainsi que des outils pour l’agriculture : des paniers à grains, des bancs, des tables, des lits, etc. Le travail passionné du bambou fait partie de la vie de chacun des villageois de Xuan Lai grâce à la longue tradition de production de meubles en bambou.

À certains moments, la production artisanale de meubles en bambou a eu du mal à survivre face à la production de masse de produits industriels en plastique et en contre-plaqué. Face au risque de disparition de ce savoir-faire, les villageois ont commencé à rechercher de nouvelles techniques et à se diversifier tout en améliorant la qualité de leurs produits en bambou. Ainsi, ils créèrent des meubles en bambou carbonisé d’un noir naturellement brillant, qui furent bien accueillis par les clients.

Après avoir été récolté, le bambou doit être immergé dans l’eau pendant plusieurs mois afin de prévenir l’apparition de vers et de faciliter sa flexibilité. Il est ensuite mis droit dans un four d’argile et de paille. Ce four fonctionne avec des tubes qui créent seulement de la fumée, mais pas de feu. Le temps de carbonisation dépend de la couleur que l’on souhaite obtenir, le temps le plus court rend le bambou marron tandis que le plus long permet d’obtenir un noir brillant.

Les textiles en chanvre de Ha Giang (ethnie minoritaire les Hmong)

Selon la tradition Hmong, chaque femme adulte a sa propre parcelle de terre pour y cultiver du chanvre. Deux mois après la semence, le chanvre peut être récolté. Les Hmong le coupent et le sèchent pour en faire des fibres. La séparation des fibres nécessite des compétences précises afin d’obtenir des fibres fines régulières. Les pelotes de fibres sont ensuite mises dans du mortier afin d’obtenir des fibres pures. Ces dernières sont ensuite ré-enroulées en pelotes plus grosses. Après les avoir fait bouillir avec de la cendre et de la cire, la fibre devient plus blanche et plus douce, et est prête pour le tissage.

Luang Tam est une commune cachée dans le brouillard des montagnes rocheuses. C’est le lieu de résidence des Hmong, qui sont connus pour le tissage de chanvre, les teintures indigo et les dessins à la cire. Les Hmong pensent que seuls les habits en chanvre permettent d’éviter la perte de ses ancêtres.

Les Hmong de Luang Tam ne sont pas seulement doués pour le tissage, mais aussi pour la teinte à l’indigo. La teinte à l’indigo est un travail difficile qui requiert du temps et de la patience. Les habits sont teints plusieurs fois au cours de plusieurs jours afin d’obtenir la couleur parfaite. Généralement, les habits sont trempés dans de l’eau indigo pendant une heure, puis essorés, et trempés encore une fois. Ce procédé est répété 5 ou 6 fois avant que le vêtement ne puisse être complétement séché. Quand le vêtement est totalement sec, il sera encore trempé dans l’eau indigo 8 à 10 fois. Le temps de séchage dépend du climat, environ 3 - 4 jours lorsqu’il fait un grand soleil, et jusqu’à deux mois en temps de pluie. Grâce à cette technique, la couleur indigo des vêtements Hmong est brillante et durable.

My Terra | Artisanat poterie

Le plus ancien village de poterie d’Asie du Sud Est

Le village de Bau Truc, dans la province de Ninh Thuan, est un des deux plus vieux villages de potiers de l’Asie du Sud Est. Les familles de potiers utilisent leur salon pour exposer leurs produits, tandis que la poterie est fabriquée dans des ateliers installés dans la maison. Différents produits de la vie courante sont fabriqués comme des pots de fleurs, des pots à eau, de la vaisselle, etc.
Les produits en poterie de Bau Truc sont fabriqués à partir de l’argile de la rivière Quao, mélangée à du sable. Cette argile ne peut être collectée qu’une fois par an pendant deux semaines. Les potiers essaient donc d’en récupérer le plus possible lors de cette période afin d’en avoir suffisamment pour toute l’année.

Aujourd’hui encore, les habitants de Bau Truc utilisent des techniques anciennes pour la fabrication de leurs poteries. Ils n’utilisent pas de tour de potier, mais l’artisan doit tourner autour de son œuvre. Les produits les plus populaires sont ceux représentant des femmes Cham, des rois Cham ou des danseurs. Les artisans utilisent des vêtements mouillés pour rendre la surface lisse. Les produits sont ensuite couverts de coquilles ou de peintures réalisées à la main.

Pour la cuisson, ils n’utilisent pas de four traditionnel, mais des fours à tubes, qui diffusent de la fumée. De cette façon, les pots à eau gardent l’eau fraîche plus longtemps.

My Terra | Soirie foulards Vietnam

Van Phuc, le plus ancien village de soierie

Des générations de tisserands ont fait du village de Van Phuc une marque internationale depuis sa création il y a mille ans. Aujourd’hui, en arpentant les rues du village, on voit la modernisation de la vie avec les vitrines de magasins qui affichent un grand nombre de produits colorés. Des produits très modernes sont vendus à côté de plus traditionnels tels que le Ao Daï (longue robe vietnamienne traditionnelle).
La soie de Van Phuc est douce et légère. Il existe environ 70 types de soie, qui peuvent avoir toutes formes et toutes couleurs. Les motifs représentent la culture et les croyances religieuses vietnamiennes, des animaux, des plantes ou des idéogrammes.

De nombreuses techniques de soierie avaient disparu, mais ont été réhabilitées par des artistes passionnés. Ils allèrent de porte en porte demander des morceaux anciens de soie afin de les imiter. Grâce à ce travail, la technique de la soie Van a été restaurée, et est l’unique type de soie produite à Van Phuc. Contrairement à d’autres, la soie Van a deux modèles intégrés au tissu. Le modèle extérieur est facile à voir, lisse et semble ressortir du tissu. Le second modèle, quant à lui, ne peut être observé que de prés avec une lampe.

My Terra | Artisanat fabrication chapeaux coniques Vietnam

Les chapeaux coniques

Le village Tay Ho est la ville natale des chapeaux coniques de Hué. Ce village, situé prés de la rivière Nhu Y, est réputé depuis longtemps pour sa fabrication de chapeaux coniques poétiques (des vers de poèmes sont brodés sur les chapeaux).
Dès l’âge de 10 ans, les jeunes filles de Tay Ho apprennent à confectionner les chapeaux. Les hommes, quant à eux, aident les femmes à repasser les feuilles et à couper les bambous pour confectionner les cadres. La tige du bambou est découpée en 16 brins, qui sont ensuite tordus en anneaux. Les feuilles sont repassées plusieurs fois jusqu’à ce qu’elles soient bien plates et douces. Après cela, les feuilles sont attachées au cadre. Cette étape est appelée “cham” et est généralement réalisée par les jeunes filles du village.

Les chapeaux coniques de Hué ont toujours deux couches de feuilles. Les artisans doivent être très compétents pour que ces couches soient les plus fines possible. Enfin, les chapeaux sont couverts d’huile et laissés à sécher au soleil.

My Terra | Objets en laque artisanat Vietnam

La laque

On peut voir dans tout le Viêtnam l’usage artistique de la laque sur toutes sortes de produits : des peintures aux boîtes à bijoux en passant par des pots à crayons. L’art de la laque est arrivé au Viêtnam de Chine il y a 10.000 ans. La laque est une substance naturelle, la sève toxique des arbres de laque. Il y a longtemps, les agriculteurs remarquèrent que cette sève collante ressemblait à un plastique naturel et pouvait être utilisée pour enduire les produits. Comme elle durcit au contact de l’air, cela créé une protection dure et résistante à la chaleur et à l’humidité.

Originellement, la laque avait un usage fonctionnel, elle servait à recouvrir des meubles, de la poterie ou d’autres objets domestiques pour allonger leur durabilité. Avec le temps, c’est devenu un art à part entière. La laque demande du travail et surtout beaucoup de temps, puisqu’une œuvre peut demander des centaines d’heures de travail. Le prix des objets en laque s’explique aussi par la rareté de la sève. Cette dernière ne coule que les premières heures du matin les mois de juin et juillet. La sève peut être mélangée à des pigments pour la colorer.

De fines couches de laque sont appliquées sur différents jours, entre lesquels la pièce doit sécher. Certains produits ont des douzaines de couches, et peuvent donc prendre plusieurs mois à être confectionnés. D’autres matériaux décoratifs peuvent être ajoutés, tels que du sable, des coquilles écrasées ou des feuilles d’or et d’étain afin de produire un effet métallique.

L'artisanat ethnique

My Terra | Femme ethnie Vietnam

 Il existe au Viêtnam plus de 50 ethnies minoritaires, ayant chacune leurs traditions. Si les savoir-faire se ressemblent, c’est leur mise en pratique qui diffère. En effet, en fonction de chaque ethnie, les couleurs et les motifs varient, surtout au niveau des tissus et de tous les objets tissés. On peut effectivement reconnaître une ethnie grâce à son costume traditionnel et les bijoux portés.
Ces peuples minoritaires vivent principalement sur les montagnes du Nord du pays et sur les hauts plateaux du centre. C'est pourquoi on les appelle aussi les « Montagnards ». Ils sont majoritairement agriculteurs et chaque ethnie a son propre dialecte. De part leurs différences avec les Kinhs (ou Viêt, ethnie majoritaire du Viêtnam), ils subissent des discriminations et sont davantage sujets à la pauvreté. Cela est dû notamment au climat parfois rude des régions dans lesquelles ils vivent, apportant tantôt la sécheresse, tantôt les inondations, qui détruisent les cultures. L’artisanat constitue donc une source de revenus supplémentaires pour de nombreux villages.

My Terra | Notre sélection de produits vietnamiens

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