how to create a website for free

Quel est l’artisanat traditionnel en Chine ?

L’artisanat traditionnel chinois est un art ancestral dont les racines sont profondément ancrées dans la culture millénaire du pays. Il se dévoile sous différentes facettes allant de la céramique à la soie, en passant par la calligraphie.

L’artisanat de Chine est un art qui s'ancre dans les traditions chinoises les plus profondes. L’artisanat chinois se transmet de génération en génération. Il est ainsi aujourd’hui doté d’un savoir-faire exceptionnel reflétant la culture du pays, riche de 4 000 ans de civilisation. L’artisanat en Chine se dévoile sous différentes facettes : l’art de la poterie, de la céramique, du jade, de la soie, la calligraphie ou encore les statues de bouddha, par exemple.

Les principaux arts chinois

Il est connu que la Chine a une longue et glorieuse histoire dans l’art et l’artisanat traditionnel. Ces derniers ne sont pas seulement le reflet de la beauté esthétique à laquelle aspirent les chinois, mais aussi de grands trésors pour le pays et le reste du monde. De nombreux artisans ont acquis leurs compétences grâce aux anciennes générations. Ainsi, ces trésors sont d’une grande valeur à la fois pour les familles et pour la nation.

Le bronze

Datant d’il y a environ 5 000 ans, les produits en bronze sont délicatement décorés avec une grande variété de design et de motifs. Ils sont utilisés dans plusieurs aspects de la vie, tels que les instruments de musique, les offrandes de cérémonies et les armes de guerre, qui ont une grande signification dans l’histoire de la Chine. 

Suite à l’invention de cet alliage il y a 5 000 ans, le pays a connu une période appelée “l’ère du bronze”. Sous la dynastie Zhou (11ᵉ siècle avant J.-C.), les réalisations artistiques étaient très brillantes et le bronze était très usité pour la fabrication de produits de la vie courante. 

Les motifs décoratifs étaient très délicats et divers. Les motifs les plus populaires étaient les animaux sauvages, les dragons et les phœnix, qui étaient considérés comme puissants. Au fil du temps, les artisans ont développé des motifs de plus en plus complexes. Puis, ils ont commencé à y insérer du jade, de la turquoise, du fer et du cuivre.

Jusqu’à la dynastie des Han (206-220 ans avant JC) les produits en bronze se substituaient à ceux en jade, en poterie et en fer. Après cela, le bronze était surtout utilisé pour fabriquer des miroirs de diverses formes, sur lesquels étaient gravées des inscriptions, qui sont aujourd’hui d’une très grande valeur. 

La calligraphie

Il s’agit d’une forme très stylisée d’écriture, qui a été développée par d’éminents calligraphes au cours des différentes dynasties. En Chine, la calligraphie occupe une place distinguée dans l’artisanat. Ce n’est pas seulement un moyen de communication, mais aussi une façon pour une personne d’exprimer son monde intérieur et son sens de l’esthétique.

Les anciens portaient une grande attention à la calligraphie. Les enfants de hauts fonctionnaires devaient apprendre cet art ; même les empereurs étaient de bons calligraphes. Par exemple, l’empereur Qianglong de la dynastie des Qing (1644-1911) a laissé de nombreuses stèles calligraphiées de ses mains dans des temples et des palais.

La calligraphie nécessite d’avoir des outils de base, appelés les quatre trésors de l’éducation : une brosse, un pinceau, du papier et de l’encre. Elle nécessite également une grande concentration afin d’arriver à manier le pinceau délicatement. Une fois l’encre posée sur le papier, elle se diffuse rapidement. Si l’écrivain a un moment d’hésitation, une tâche noire se forme sur le papier. La rapidité, la force et l’agilité sont donc l’essence de cet art délicat. En écrivant, de nombreux calligraphes oublient leurs soucis et combinent leurs pensées dans la beauté de leur art.

De nos jours, bien que des façons d’écritures modernes se soient substituées à la calligraphie originale, les gens continuent d’adorer la calligraphie ancienne et la pratiquent inlassablement. Au cours des festivals traditionnels, de nombreuses pièces calligraphiées servent de décoration.

Le jade

Cette pierre a une histoire de 4.000 ans. Elle symbolise le mérite, la grâce et la dignité. Elle est utilisée comme décoration ou en tant que bijoux par les personnes espérant une bénédiction.

Bien que d’autres matériaux tels que l’or, l’argent et le bronze aient été utilisés, aucun n’a supplanté la position spirituelle du jade dans l’esprit des gens. Dans les temps anciens, les gens exprimaient des notions abstraites avec des motifs de caractères chinois, qui étaient influencés par le taoïsme et le bouddhisme. Les objets d’art en jade figuraient parmi les plus précieux et luxueux. Les gens en portaient ou décoraient les pièces de leur maison avec afin d’indiquer la loyauté, l’élégance, la beauté et l’éternité. Les motifs les plus populaires étaient la pêche (signe de longévité), le canard (représentant l’amour), le cerf (symbole des rangs de hauts officiers), la chauve-souris (représentant la bénédiction), le poisson (signe de richesse), le lotus (symbole de sainteté) et le bambou (faisant référence à une conduite noble). 

En chinois, le mot jade se dit “Yu”, et la plupart des dictions incluent ce mot, tel que “un jade non poli ne peut briller”, qui signifie qu’une personne non éduquée n’est pas utile. Les experts pensent que, bien que l’or et les diamants soient plus chers, ils ne peuvent être comparés au jade, qui est habité d’une âme.

La broderie

My Terra | Atelier traditionnel de broderie en Chine

Originaire de la dynastie des Shang (16ᵉ - 11ᵉ siècle avant J.-C.). Il en existe quatre styles traditionnels : Su, Shu, Xiang et Yue. C’est aussi un art réalisé par les ethnies minoritaires telles que les Bai, les Bouyei et les Miao.

La broderie la plus ancienne trouvée a été datée à la dynastie des Shang. A cette période, la broderie symbolisait le statut social. Ce n’est que bien plus tard, lorsque l’économie du pays a commencé à se développer, que les produits brodés ont commencé à se populariser.

Les styles majeurs de broderie :

∙ Su : c’est le nom raccourci de Suzhou, qui est une ville typique du sud. Suzhou reflète la tranquillité, le raffinement et l’élégance, tout comme la broderie Su. Les broderies avec un poisson d’un côté et un chaton de l’autre sont très représentatives de ce style. Dès la dynastie des Song, la broderie Su était déjà connue pour son élégance. Dans l’histoire, la broderie Su a dominé les gardes robes et les murs royaux. Même aujourd’hui, elle occupe une grande place sur le marché chinois et mondial.

 Shu : Il s’agit du diminutif de Sichuan. La broderie Shu, influencée par son environnement géographique et les coutumes locales, est caractérisée par un style raffiné et vif. Les broderies Shu les plus anciennes remontent à la dynastie des Han. A cette époque, les produits brodés étaient un luxe destiné seulement à la famille royale et strictement contrôlé par le gouvernement. Pendant la dynastie des Han, les broderies Shu étaient échangées contre des chevaux ou utilisées pour régler des dettes. 

Durant la dynastie Qing, la broderie Shu fut introduite sur le marché et des industries furent formées. Les ateliers gouvernementaux étaient entièrement consacrés à promouvoir cette industrie. Elle est devenue de plus en plus élégante, tout en couvrant une gamme de motifs de plus en plus large, allant des fleurs aux oiseaux en passant par les dragons et les phœnix.

∙ Xiang : Cette broderie était un cadeau pour la famille royale au moment du printemps et de l’automne. S’étant développée pendant 2.000 ans, la broderie Xiang est devenue une branche spéciale de l’art local. En plus des motifs présents dans les autres styles, elle inclut des éléments de calligraphie, de peinture et d’inscription.

∙ Yue : Cette broderie, qui a commencé sous la dynastie des Tang, est originaire de Guangzhou et de Chaozhou. Les thèmes les plus courants sont les portraits, les fleurs et les oiseaux, inspirés par le climat subtropical de la région. Cette zone étant abondamment jonchée de plantes très rares dans le centre de la Chine. De plus, elle utilise des couleurs très riches qui produisent un fort contraste et un effet animé. Les motifs les plus populaires sont le poisson, le homard, la bergamote et le litchi.

 La broderie des groupes ethniques : Parmi les groupes ethniques, les Bai, les Bouyei et les Miao sont ceux les plus adeptes de la broderie. Ils utilisent des contrastes tranchants de couleurs et des design primitifs pour exprimer le mystère. Tandis que les broderies Thangka confectionnées par les tibétains montrent leur passion pour la religion. 

L'artisanat chinois, un monde de traditions ancestrales et d’arts ethniques.

La laque

Apparue il y a 7.000 ans, les couleurs originelles de la laque étaient le noir et le rouge. La laque est un art chinois très raffiné. Au cours des siècles, elle a joué un rôle important dans le développement des arts chinois tout en ayant une influence sur l’art mondial.

De nos jours, la laque est devenue plus délicate et s’est répandue à toutes les régions. On peut différencier l’origine de la laque en fonction de certaines caractéristiques : les produits de Bejing ont un style somptueux, les produits de Fujian sont lumineux, résistent à de hautes températures, sont waterproof et anti-corrosion. Ceux de Sichuan sont délicatement sculptés. Ceux de Yangzhou sont bien connus pour leur élégance, leur délicatesse et leur technique créative unique ; le Dianluo. Il s’agit d’utiliser des coquilles comme matériau, elles sont réduites en feuilles très fines et collés sur les objets en laque. Grâce à ce procédé, les artisans peuvent insérer du cristal, du jade, des perles ou du corail sur des produits en laque, des meubles ou encore des pinceaux de calligraphie.

Les lanternes

Elles sont le symbole des fêtes chinoises. Les lanternes étaient utilisées comme lampes dans l’ancienne Chine. Elles sont le plus souvent fabriquées à partir de papier ou de soie et de bambou. 

My Terra | Lanternes chinoises

A l’origine, les monks utilisaient des lanternes le 12ᵉ jour du 1ᵉʳ mois lunaire pour honorer Bouddha. Durant la dynastie des Han, l’empereur Liu Zhuang, qui était bouddhiste, ordonna aux habitants d’allumer des lanternes comme les monks pour honorer Bouddha. Durant la dynastie des Tang, les gens faisaient des lanternes pour célébrer leur vie paisible et les illuminations symbolisaient la prospérité, la force et le pouvoir du pays. A partir de ce moment, les lanternes devinrent populaires dans tout le pays.

Auparavant usitées pour s’éclairer, depuis l’apparition du gaz puis de l’électricité, les lanternes sont aujourd’hui utilisées comme décoration, et plus particulièrement lors du festival des lanternes. 

La soie

Un ver à soie produit 1 000 mètres de soie au long de sa courte vie de seulement 28 jours. Les productions locales majeures sont Shu, Yun, les brocarts Song et les brocarts réalisés par les ethnies minoritaires, les plus renommées étant les Zhuang et les Dong.

“Un ver à soie produit de la soie jusqu’à sa mort et une bougie ne pourra stopper ses larmes que lorsqu’elle sera entièrement brûlée”. Ce poème Tang décrit la propriété du ver à soie. Malgré les avancées technologiques, le ver ne peut produire qu’une certaine quantité de soie. La rareté de ce matériau est un facteur indéniable de sa valeur.

Comme beaucoup d’objets de valeur, la soie fut un long moment considérée comme un produit de luxe et était donc l’apanage de riches familles, avant de se populariser. La production de soie a connu son apogée sous la dynastie des Han, lorsque les biens manufacturés furent transportés aussi loin que jusqu’à Rome. Cet échange routier est devenu très célèbre sous le nom de route de la soie. Cependant, il y avait également une route maritime de la soie qui allait au Vietnam. Le voyage pour arriver au Vietnam durait cinq mois, cela prenait ensuite encore quatre mois pour atteindre la Thaïlande et vingt jours supplémentaires pour arriver en Birmanie. Deux mois plus tard, les marchands arrivaient en Inde et au Sri Lanka, d’où la soie était transportée jusqu’à Rome via la mer Méditerranée. Après un si long voyage, le prix de la soie était équivalent à celui de l’or. Aussi légendaire que cela puisse paraître, la soie joua le rôle de connecteur entre la Chine et le reste du monde.

My Terra | Porcelaine chinoise

La porcelaine

La porcelaine de Chine est l’un des artisanats les plus anciens a avoir été introduit en Occident via la route de la soie. La porcelaine est utilisée dans la fabrication de toutes sortes de produits tels que des bols, des tasses, des services à thé, des vases ou encore des boîtes à bijoux. L’art de la porcelaine s’est développé pendant 4 000 ans, et est aujourd’hui un savoir-faire chinois reconnu dans le monde entier. La capitale de la porcelaine est Jingdezhen, dans la province de Jiangxi. 

La poterie

La poterie est le travail manuel étant connu comme le plus ancien, puisque son utilisation est estimée à 8.000 ans. Dès l’époque néolithique, les personnes commencèrent à mélanger de l’argile et de l’eau et à les cuire en forme d’objets. Ils créèrent ainsi de nombreux objets destinés à faciliter la vie quotidienne, tels que de la vaisselle ou des outils. Au cours des millénaires, ces produits devinrent indispensables à la vie domestique, utilisés pour cuisiner, en tant que vaisselle ou que récipient. 

Le style de poterie ayant la plus grande réputation en Chine est la poterie violette. Elle est bien connue pour sa couleur douce, sa structure condensée, son intensité et ses particules fines. Dès la dynastie des Song, les gens commencèrent à trouver la poterie violette plus gracieuse que les autres. Au cours des dynasties Ming et Qing, le thé s’est développé comme un art à part entière. Les personnes amatrices de thé, pensent que la poterie violette retient mieux la qualité du thé, qu’elle résiste mieux à la chaleur et la garde plus longtemps. Après de nombreux usages, la poterie violette ne devient pas fade mais au contraire plus brillante.

La diversité chinoise

La Chine compte environ 55 ethnies différentes, avec des populations pouvant varier de 2 000 à 16 millions d’individus. Les Han, l’ethnie majoritaire, constituent 92 % de la population chinoise. Cependant, dix-huit de ces groupes ethniques comptent plus d’un million de personnes. La plus petite d’entre elles sont les Lhoba, qui habitent au Tibet. Chaque ethnie a donc développé un artisanat propre, qui diffère de ceux les plus connus, bien qu'ils en soient inspirés.

My Terra | Artisanat de Chine

Loin des idées que l'on se fait de la Chine moderne, le pays regorge d'un artisanat fin et délicat. C'est ce type de produits traditionnels et d'une grande importance culturelle que My Terra souhaite promouvoir. Vous trouverez ainsi des objets divers tels que des éventails, des écharpes en soie ou encore des services à thé, entièrement confectionnés à la main.

Contactez-nous

Envoyer
Adresse

110, rue Amans
34160 Castries
France

Contacts

Email : contact@my-terra.fr